Secteur automobile : une ambiance électrique
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Actualité juridique

Secteur automobile : une ambiance électrique

Le secteur a plutôt bien tenu en Bourse en 2019, mais il doit affronter les lourdes incertitudes liées à l’émergence de la voiture électrique.

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La hausse de 1,9 % des immatriculations de voitures neuves, en France, l’an dernier, ne doit pas masquer la réalité : 2019 a été une année noire pour l’automobile. Au niveau mondial, la production a chuté de près de 6 %. Les constructeurs ont réduit leurs stocks, et surtout certains pays émergents déçoivent.

En Chine, premier marché automobile mondial et moteur de la croissance du secteur depuis des années, les ventes reculent mois après mois depuis la mi-2018.

Adaptation à la conjoncture

Dans ce contexte défavorable, les sociétés du secteur ont bien tiré leur épingle du jeu en Bourse, affichant, pour la plupart, des hausses, parfois assez fortes, sur l’année. Mais celles-ci doivent être nuancées : elles ne compensent pas, dans la plupart des cas, de forts reculs essuyés en 2018.

Ces parcours montrent aussi que les acteurs du secteur savent s’adapter à une conjoncture difficile. Les équipementiers, comme Valeo ou Faurecia, ont ainsi réduit leurs coûts. Du côté des constructeurs, Peugeot a bénéficié du succès de ses SUV (3008 et 5008) et de l’intégration réussie d’Opel, acheté en 2017. Seul Renault, empêtré dans les suites de l’affaire Ghosn, a souffert.

Mariage Peugeot-Fiat Chrysler

Mais, au-delà des chiffres, le secteur est à la veille d’une révolution. En Europe, de plus en plus de villes interdisent les véhicules diesel et de nouvelles normes environnementales, extrêmement sévères en matière d’émissions de CO2, sont entrées en vigueur le 1er janvier 2020. Les constructeurs sont condamnés à vendre de plus en plus de véhicules hybrides et surtout électriques. Les clients suivront-ils ?

Pour faire face aux investissements qu’entraîne ce bouleversement de l’électrification, auquel s’ajoute le développement de la voiture connectée et de plus en plus autonome, les constructeurs n’ont d’autre choix que d’unir leurs forces. Cela passe par des partenariats, des alliances ou des mariages comme celui que vient d’annoncer Peugeot SA (marques Peugeot, Citroën, DS et Opel) avec Fiat Chrysler (Fiat, Alfa Romeo, Maserati, Chrysler, Jeep, RAM…). Il devrait donner naissance, dans un peu plus d’un an, une fois toutes les autorisations obtenues, au quatrième groupe automobile mondial.

Les principales valeurs du secteur
Valeurs Evolution sur 1 an Evolution sur 5 ans
Peugeot + 17,8 % + 115 %
Renault - 22,3 % - 30,0 %
Faurecia + 46,9 % + 57,1 %
Michelin + 26,1 % + 45,3 %
Valeo + 25,8 % - 7,1 %

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